ILS PARLENT DE NOUS

Henri Ramonteu et ses enfants

 

Les vignerons indépendants réunis à Lille :

Cracher ou pas est une histoire de goût (la Voix du Nord 19/11/2011 - extrait)

C'est un choix forcément subjectif mais il y a deux stands à ne surtout pas rater dans ce 15ème salon des vins des vignerons indépendants.

Et comme parfois le hasard fait bien les choses, ils sont à côté l'un de l'autre. Dans l'allée des A aux numéros 49 et 51. Bien sûr, on peut sur le chemin sacrifier à la mode du vin bio, ce n'est pas désagréable quand il est bon. Au deux tiers de l'allée 1, on ne s'y trompe pas. Il y a déjà du monde. D'autres ont déjà eu la même idée.
[...]
Petit saut de puce jusqu'au stand voisin.

Un transfert éclair du Bordelais au Jurançon, du côté du domaine Cauhapé d'Henri Ramonteu. Il présente à Lille quatre secs et quatre moelleux, vendangés on l'aura compris à des saisons différentes. On voit très bien la récolte "Sève d'automne" servie pour accompagner une coquille Saint-Jacques. Et si c'est un ris de veau aux morilles qui s'invite au menu ? On se tournera alors vers ce que Ramonteu a appelé la Canopée. On est jusque-là resté dans l'univers des blancs sec. "Noblesse du Temps" est un moelleux à ouvrir au dessert.
Et pour quelques-uns, la gourmandise sera dans le verre plutôt que dans l'assiette.

Tout ça suscite une question : dans un salon des vins, on crache ou pas. Sur une banderole, il est écrit : "Déguster, c'est recracher". Une affirmation démentie par quelques sympathiques vignerons. "Ici, les gens ne crachent pas beaucoup", dit-on chez Cauhapé. Même son de cloche chez le voisin Bordelais : "Les gens crachent rarement quand ils goûtent notre vin".
EM. C.

 

Ramonteu : un geyser d'arômes !(la République 17/09/2011)

Henri Ramonteu - Domaine Cauhapé
Henri ramonteu : "J'avais l'idée d'explorer autre chose. Jouer la séduction". © JEAN PHILIPPE GIONNET

PATRIMOINE Le grand couturier du petit manseng innove. Avec une invitation à la découverte de saveurs ancestrales en assemblage. Ça gicle dans les papilles comme un geyser!

Le domaine Cauhapé déroule plein sud, au Brana, sur les hauteurs moneinchonnes, le pentu tapis vert de deux cépages oubliés. Les ancêtres vinifiaient au degré faible pour le négoce le blanc sec du bistrot. Sans mesurer le  potentiel.
En les assemblant avec petit, gros manseng et courbu, l'inspiré vigneron compose un bouquet de fleurs qui donne un vin d'éclat aux arômes complexes. Ca gicle avec une belle minéralité sur les papilles.
Il l'a baptisé Geyser. "J'avais l'idée d'explorer autre chose. Jouer sur la séduction, la jeunesse, la richesse. Sans impressionner.
C'est magnifique" En deux jours, il a cueilli 4 ha de ces exhalaisons du temps jadis, extraites des grimoires.
Le second millésime garnira 25 00 bouteilles. Le premier s'est arraché à Paris et en province. Le fin alchimiste, fasciné par la nature qui déroule ses  charmes dans ses vendanges tardives, est au rendez-vous d'une nouvelle demande.
Le sec est à la mode. Geyser amène sa jolie note de fraîcheur, dans le sillage de la Canopée, fleuron du domaine. Ramonteu n'a pas fini de nous étonner !
JACQUES CAUBET

Parfum de brioche et d'amande
Le magicien Henri Ramonteu qui aime bien prospecter les lustres,pour restituer aux nectars d'Olympe leurs lettres de noblesse, redonne une nouvelle jeunesse au patrimoine.
Au chevet du camaralet, vif dans ses accents de poivre blanc, d'anis etd'épices, et du lauzet, au parfum de brioche et d'amande.

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Aquarelles en symphonie
Henri Ramonteu est un esthète, un poète inspiré par Dionysos et ses muses, d'une exquise humilité, quand il dit, le sourire en coin : "Moi c'est le faire qui m'a donné le savoir!" Le pape du Jurançon a une nouvelle corde à son art. Il dessine les nouvelles étiquettes de ses vins en suggérant au peintre Jacques Roux les harmonies de couleurs.
Ces arabesques en aquarelles qu'il signe accentuent les savoureuses symphonies ambrées qui coulent dans les bouteilles.

 

Arômes en fusion (Sud-Ouest le 16 septembre 2011)
Un blanc sec mariant les cinq cépages traditionnels du jurançon va naître sur le domaine Cauhapé.
Henri Ramonteu, le propriétaire du domaine Cauhapé, à Monein, couve d'un œil enthousiaste la vendange qui a débuté mercredi sur les vignes descendant plein sud, face aux Pyrénées. Un événement s'y prépare, aussi attendu qu'une naissance.
Le vigneron veut coller à l'air du temps et à un engouement de plus en plus marqué des consommateurs pour les blancs secs. Il envisage donc de marier dans un même vin les cinq cépages qui font la carte d'identité de l'appellation jurançon : le gros et le petit manseng, le courbu, mais aussi le camaralet et le lauzet. Ces deux derniers constituent la mémoire du pays, affirme-t-il. Alors que, pour diverses raisons, ils avaient été délaissés depuis la guerre. « Il s'agit de cépages ancestraux que nos anciens utilisaient pour produire à l'époque des vins de bistrot, et que l'on a eu la sagesse de préserver dans la région. »

Déjà sur les grandes tables « L'idée est d'ajouter au vin leurs arômes d'épice, d'amande, de poivre blanc et d'anis. Pour lui donner une nouvelle allure et en faire, non pas un vin d'intellectuel, mais un produit de plaisir, et de fraîcheur. Quelque chose qui surprenne. » Baptisé « Geyser » en raison du bouquet d'arômes qu'il fait jaillir, sans que l'un s'impose sur les autres, le nouveau venu (vendu 12 euros) est déjà produit depuis deux ans, mais avec 5 % de courbu et 5 % de lauzet.

Le cru 2011, dont les bouteilles sortiront en mai l'année prochaine, devrait donc continuer à innover. Car, soutient le maître des lieux, « je suis fasciné par les arômes. Nos métiers sont ceux de créateurs. Le public, lui, est curieux. À nous de l'interpeller. Si l'on n'innove pas, on régresse. » Henri Ramonteu est confiant. Les premiers pas effectués par le « Geyser » sur les grandes tables sont prometteurs. À Paris, ce vin est par exemple servi avec des asperges chez Pierre Gagnaire. Il accompagne aussi les poissons cuisinés chez Jean des Sables, le restaurant étoilé d'Hossegor.

Et comme l'année 2011 a finalement donné au vignoble de Jurançon « l'un des plus beaux raisins qui soient », en alternant pluie et chaleur, tous les espoirs sont permis au nouveau-né.

J.-J. N. (© Sud-Ouest 2011)

 

Gault & MillauLe plus célèbre des Jurançons ! (Gault & Millau Vin)

Henri Ramonteu sait où il va, signant "La" réussite de ces vingt dernières années. Des vins parfaits, à la technicité irréprochable. Un boisé bien dosé, des levures bien sélectionnées, des équilibres sucre-alcool plaisants. Les blancs semblent généralement faibles en attaque, mais sont en fait diablement longs et puissants à l'aération; les moelleux proposent pour leur part une très rare longueur.

QUINTESSENCE DU PETIT MANSENG 2008 - 17.5
Quintessence du fruit confit, quintessence de la minéralité iodée, quintessence du délicat amer (asperge verte) et quintessence de la douceur savoureuse (miel d'acacia, sucre d'orge). Un jurançon hors norme par sa finesse de matière.

SEVE D'AUTONME 2008 - 16.5
Certes sec, avec un léger miel d'acacia que l'amertume vient vite équilibrer. Le nez s'ouvre sur l'anis, la sauge, la vanille et la pomme verte.

LA CANOPEE 2008 - 17
Le nez de nèfle et d'orange sanguine est rehaussé d'anis, de coriandre et de pêche des vignes. On aime la bouche de pomme et banane qui s'exprime sur la minéralité.

NOBLESSE DU TEMPS 2007 - 17
Le nez est très confit, sur des notes d'épices, d'agrumes puis de fumée. La bouche est particulièrement riche et suave, sans aucune lourdeur pour autant.

SYMPHONIE DE NOVEMBRE 2008 - 16.5
Toujours ce travail sur l'équilibre avec des notes d'abricot, de pain d'épices, de miel, de sauge aussi. La verveine et la rose apportent une certaine élégance à ce vin suave à souhait.

 

France 3 Pau-Sud Aquitaine 15 décembre 2010

 

Guide Robert Parker

Voici, et de loin, le domaine privé le plus important de Jurançon et la marque la plus diffusée dans l'univers de la grande restauration et des cavistes de luxe. Henri Ramonteu a su à la fois perfectionner la production, en quantité très réduite, de vins très liquoreux au bouquet spectaculaire et à la longueur en bouche fascinante, et proposer un large volume de vins secs d'une qualité régulière, avec en haut de gamme sa cuvée Canopée, récolté à haute maturité du raisin et élevée sous bois, ce qui lui donne une vinosité unique dans l'appellation. Dans certains millésimes, les liquoreux contiennent une certaine proportion de raisins botrytisés qui contribuent à leur originalité de style et à la sensation de "roti".

Le domaine Cauhapé cité dans le guide Hubert 2009Ténor de l'année

BLANC SEC LA CANOPÉE 2007
Un nez fumé, avec de la minéralité, des notes de fruits blancs confits, de noisette. La bouche est très aromatique, bien balancée entre un fruit mature et une nervosité épicée. Beau vin plein de personnalité.


BLANC MOELLEUX BALLET D’OCTOBRE 2007
Un nez sur le fruit exotique mature, quelques épices douces, une note fumée. La bouche est légère, vive et aromatique, avec une finale nette et fruitée. Idéal à l’apéritif.


Le Nouvel Observateur

HENRI RAMONTEU, VITICULTEUR AUTODIDACTE DU DOMAINE CAUHAPE
Un corps de ferme à mi-pente, un vignoble qui s’étend sur 40 hectares de coteaux exposés sud-est. Des bâtiments ordonnés autour de la cour, vieilles granges pour les chais à barriques, hangars modernes pour la vinification en cuves inox, embouteillage, stockage, expédition, chais de dégustation et de vente. Le Domaine CAUHAPE est bien le château Yquem du Jurançon.
D’ailleurs les extraits de presse sur le document de présentation sont sans discussion. « *****Exceptionnel » Guide Parker, « La Noblesse du Temps rejoint les plus grands moelleux de la planète » Revue des Vins de France, « La Quintessence est devenue l’un des plus grands vins du Monde » Guide Hachette, « Référencé parmi les 100 vins les plus prestigieux du monde » L’Or du vin de Pierre Casamayor, « Reste la star incontestée du Jurançon » le Nouvel Observateur.

 

JURANÇON SEC SEVE D’AUTOMNE 2007
Une étoile au GUIDE HACHETTE 2010

Ce sec privilégie le gros manseng et provient d’une macération pelliculaire. Il obtient une belle étoile pour sa fraîcheur, ses arômes et son délicat boisé qui respecte le fruit. Il aimera une truite, mais de l’espèce fario et pêchée dans le gave.
(Extrait du Guide Hachette 2010)

Henri Ramonteu et ses filles

 

Le domaine Cauhapé cité dans le guide Hachette 2010JURANÇON NOBLESSE DU TEMPS 2007
Deux étoiles au GUIDE HACHETTE 2010

Signé par un producteur phare de l’appellation, une cuvée qui a ses lettres de noblesse dans le Guide : étoiles, coups de cœur (2000, 2003). Son nom dit ses ambitions en matière de longévité. Un petit manseng récolté aux frimas, le 12 décembre, fermenté et élevé en fût neuf. Le 2007 revêt une robe brillante aux reflets or et verts. Le nez intense se porte d’abord sur un boisé noble aux accents de pain et d’amande grillés pour faire place ensuite aux fruits exotiques, dans un registre d’une grande fraîcheur. Une fraîcheur qui règne en bouche – une vivacité un peu nerveuse donnant du tonus à une matière puissante, onctueuse et chaleureuse. Le bois et le fruit se répondent dans une belle harmonie. Il faut laisser du temps au temps pour permettre au boisé de se fondre : trois à quatre ans.
(Extrait du Guide hachette 2010)


JURANÇON SEC LA CANOPÉE 2007

Coup de coeur du GUIDE HACHETTE 2010

« Première édition du Guide : un coup de cœur couronne un moelleux 1982 élaboré par Henri Ramonteu. Il a été suivi de onze autres. Cette année, un sec, La Canopée, haut de gamme dans ce style. Le 2005 était remarquable, le 2006 avait frolé le coup de cœur, le 2007 l’obtient. Pur petit manseng, vendanges à la mi-novembre : cette récolte tardive transparait au bouquet, où l’abricot confit accompagne la pêche, les agrumes, la brioche et un boisé vanillé. Aussi intense que le nez, la bouche confirme ces arômes charmeurs, y ajoutant de l’acacia et du fruit de la Passion. Ronde et fraîche à la fois, charnue, ample et longue, elle est d’un parfait équilibre. On peut déboucher cette bouteille dès l’apéritif. »
(Extrait du Guide Hachette 2010)

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