



The dry white wines and sweet white wines from the Cauhapé estate will enchant lovers of upscale and signed wines. With their fruity, complex aromas and golden color, they embody an exceptional terroir, emblematic of Jurançon, in southwest France.
the aromatic burst



unique personalities


mythical and bewitching


Discover our mini-series on daily life at Cauhapé throughout the year.
Un vin du futur
En ce qui concerne les vignes, Henri Ramonteu les veut très près du « bio », en alliant le raisonné et le raisonnable. Attitude qui prend en compte les règles de la nature. Côté cave, il chouchoute ses cuvées en se servant de son instinct de dégustateur. Technique, recherche, innovation… Il ose tout, du moment que ses vins en profitent et nous avec.
Aussi à l’aise dans les vignes qu’aux chais, il a la sagesse de ne pas se perdre, d’aller à l’essentiel ; la maturité l’intéresse, mais pas l’excès de maturité, le vivant le passionne, mais il veut savoir où cela le conduit. En somme, un rêveur pragmatique, en phase avec les cépages et le terroir.
Un merveilleux terroir, inchangé depuis des siècles, si l’on fait exception, bien sûr, de la taille du domaine qui a bien varié, depuis 1558. Les Archives signalent la présence de la propriété, sous les mots d’origine « Caussapé » et que la vigne y fût établie sur 4 hectares ; quelques arpents qu’Henri acquiert dans les années 80. Et qui s’offrent à nous, aujourd’hui, avec une réalité foncière de 43 hectares, rendue manifeste par l’achat successif de petites parcelles.
« Vitis vinifera » – la vigne sauvage – domestiquée, le vin, de Noé à Dionysos, e st l’emblème des dieux qui renaissent. L’histoire nous fait signe sur le produit qui, au 21e siècle, a pris une dimension très pointue. « Une œnologie de précision » qui fait appel à la technologie. Cuves inox thermo-régulées pour piloter les macérations, cuves horizontales avec brassage des lies fines, élevage en barrique neuves. Instruit des désirs des consommateurs, Henri Ramonteu a pris le parti de créer de grands vins accessibles, des vins de fruit, des vins d’arômes, des millésimes de fraîcheur, tendres et légers, des vins de plaisir prêts à prendre leur place comme le C de Cauhapé, le dernier né des secs, l’autre exception du domaine qui concurrence un Sancerres. Le bouquet plane au-dessus du verre ! Reste que les moelleux sortent leur épingle du jeu. Ils restent des vins du temps. Des merveilles aux sucres pénétrants et aériens. Des vins voluptueux qui alimentent le débat.
Dans cette notion globale de terroir, il faut donc intégrer le client et le vigneron… Mais, c’est le « buveur de vin » qui fait le produit à travers ses papilles. Le vigneron, lui, invente des vins de plus en plus beaux, de plus en plus complexes et concentrés. Dans la pénombre du vieux chai voûté reposent les millésimes, encore emprisonnés dans les fûts de chêne. Un vin qui enivre par plaisir, pour nous faire partager son histoire singulière. La vision d’un vigneron de demain.
Lucie d’Incau